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Limiter l'arrosage du jardin

Publié le 09/07/2018
Limiter l'arrosage du jardin

Aujourd’hui, c’est décidé, vous installez ce qu’il faut dans votre jardin pour réduire votre consommation en eau !

Le jardin est en effet un des postes les plus consommateurs d’eau, notamment pour son arrosage. Pour un jardin de 100m2, vous pouvez consommer jusqu’à 20 000 litres par an. Pourtant, il est vraiment très simple, grâce à quelques outils adaptés, d’y réaliser des économies d’eau importantes.

Quels outils pouvez-vous installer facilement afin de réduire votre facture d’eau et, au passage, vous simplifier l’arrosage ? Notre expert HomeServe vous guide étape par étape en vous présentant 6 outils indispensables à installer dans votre jardin pour réduire votre consommation d’eau !

6 astuces pour réduire la consommation en eau de votre jardin :

1 – Installez un récupérateur d'eau de pluie

Pour un investissement vite amorti, pensez récupérateur d’eau de pluie !

Même avec un petit budget, chacun peut profiter de l’eau tombée du ciel en installant une cuve hors-sol à partir de 40€.

Si vous préférez que votre récupérateur d’eau de pluie soit enterré, les travaux seront plus longs et donc plus onéreux. Comptez entre 1 500 et 6 000€ hors coût d’installation.

Légère (vous pouvez donc la déplacer si l’envie vous prend), la cuve hors-sol présente aussi l’avantage d’être facile à installer, grâce à des kits de raccordement aux gouttières proposés par les fabricants. Comptez entre 40 et 300€, et environ 50€ pour le kit de raccordement aux gouttières.

Le saviez-vous ? Un jardin de taille moyenne requiert environ 1 000 litres d’eau par semaine pour être bien arrosé. L’eau de pluie est une eau gratuite, à quoi bon s’en priver !

Vous pouvez même l’équiper d’une pompe électrique. Il vous en coûtera entre 50 et 150€. Et si vous trouvez le plastique peu esthétique, pourquoi ne pas l’entourer de canisses pour qu’elle se fonde dans le décor de votre jardin ?

Dans tous les cas, installez votre récupérateur d’eau de pluie sur un sol plat et stabilisé car son poids peut être dangereux en cas de glissement de terrain.

Le bon tuyau de notre expert : une cuve dotée d’un robinet vous permettra de remplir plus facilement votre arrosoir !

2 – Installez une pompe "à la source"

Aussi gratuite que l’eau tombée du ciel : celle que l’on trouve sous terre.

Bien entendu, cette solution vous engagera dans des travaux plus importants : il faut forer et installer une pompe pour remonter l’eau et assurer une pression et un débit suffisants.

Il faut également commencer par vous assurer de la présence d’eau sous votre terrain : les cartes du BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière) ou les collectivités territoriales peuvent, pour cela, vous être d’un grand secours : elles vous renseigneront sur l’emplacement des nappes d’eau dans votre région.

Vous pouvez aussi consulter le site gouvernemental du développement durable.

Vous devrez également respecter certaines distances, notamment avec les routes, les cimetières et les installations septiques.

Le bon tuyau de notre expert : n’hésitez pas à avoir recours à un sourcier pour savoir précisément où creuser ! Votre entreprise de forage devrait pouvoir vous en indiquer un, digne de confiance…

Un projet de puit peut avoir un coût très important en fonction de la profondeur de la nappe phréatique et de la nature de l’équipement choisi (pompe silencieuse, automatique, etc…).  Comptez entre 50 et 100€ du mètre linéaire, auxquels s’ajoutent 1 500€ et 5 000€ pour le matériel. Si vous faites appel à un sourcier, comptez également le prix de sa prestation.

Attention : avant tout travaux de ce type, certaines démarches administratives sont obligatoires, notamment si vous souhaitez utiliser l’eau souterraine à d’autres fins que l’arrosage. N’hésitez pas à contacter votre mairie pour plus de précisions.

3 – Utilisez la micro-irrigation : goutte-à-goutte et tuyau microporeux

La micro-irrigation, ça vous dit quelque chose ?

Il s’agit d’apporter l’eau à basse pression au plus près du pied des plantes au lieu d’arroser inutilement et abondamment toute la terre avoisinante… L’eau s’infiltre doucement : il n’y a donc pas d’évaporation, ni de ruissellement.

Vous pouvez opter soit pour le système du « goutte-à-goutte », soit pour un tuyau microporeux. Dans les deux cas, il vous en coûtera entre 50 et 100€ pour l’ensemble du matériel.

Le premier utilise un réseau de tuyaux fixés au sol, auxquels sont raccordées des dérivations munies de goutteurs réglables, alors que le second fonctionne par ruissellement.

Ils sont faciles à installer soi-même, et présentent de multiples avantages : outre les économies d’eau réalisées, ils permettent d’éviter le contact de l’eau avec les feuilles de vos plantations, qui peuvent être source de brûlures ou de maladies.

Vous évitez également d’arroser les mauvaises herbes, ce qui limite leur prolifération. Les esthètes du jardin, pourtant, ne les affectionnent pas vraiment : les tuyaux étant posés à même le sol, ils peuvent gêner l’œil.

Le bon tuyau de notre expert : couplez la micro-irrigation à un programmateur pour encore plus d’efficacité et d’économies !  Attention : si votre tuyau microporeux envoie des jets, réduisez le débit. Il e doit seulement suinter. Un arrosage de 15 à 20 minutes suffit généralement.

Une installation de goutte à goutte peut durer de nombreuses années à condition de la protéger : attention aux lieux de passage !

4 – L’arrosage avec un programmateur

Le programmateur d’arrosage, c’est l’outil ultime pour vous libérer l’esprit : il arrose votre potager même en votre absence. Comptez, en fonction du modèle, entre 30 et 100€.

Mais saviez-vous qu’il permet de réaliser de substantielles économies en eau ? En le programmant, en plein été, pour arroser en fin de soirée, vous éviterez le phénomène d’évaporation que vous subissiez lorsque vous arrosiez en fin de journée.

Et comme vous pouvez régler sa durée en fonction des besoins de vos plantes, vous utilisez exactement  la quantité d’eau nécessaire.

Finis les jardins noyés pour avoir oublié de stopper votre système d’arrosage automatique.

Le bon tuyau de notre expert : guère plus chers que les programmateurs électroniques classiques (qui fonctionnent sur piles), certains modèles récents utilisent l’énergie solaire. Un faible ensoleillement suffit à assurer leur autonomie. Pensez-y au moment de faire votre choix !

5 – Contrôlez l’humidité de votre jardin avec un humidimètre

Avec un humidimètre, vous pourrez lire instantanément le degré d’humidité de la terre grâce à une sonde insérée près des racines de vos plantes. Comptez entre 30 et 200€ en fonction du modèle.

Vous arroserez votre jardin uniquement lorsque vos plantes auront un besoin en eau !

Quelques modèles permettent même de commander le démarrage d’un arrosage automatique puis son interruption une fois le sol suffisamment humide.

Vous pouvez également le combiner avec un programmateur, ce qui permet d’optimiser encore la quantité d’eau utilisée.

Le bon tuyau de notre expert : n’oubliez pas d’étalonner votre sonde en fonction des besoins de vos plantes. Et s’ils diffèrent d’une zone à l’autre de votre jardin, n’hésitez pas à installer 2 circuits séparés d’arrosage automatique, couplés chacun à un humidimètre.

6 – Installez un pluviomètre électronique

Votre arrosage automatique vient justement de se mettre en route alors qu’une averse commence à tomber ! Si vous êtes là, pas de soucis, mais comment faire en votre absence ? Utilisez un pluviomètre ! Electronique, il informe en temps réel votre système d’arrosage d’une éventuelle averse, lui permettant de réduire voire de couper la distribution d’eau en fonction des précipitations.

Couplé à un humidimètre, il sera encore plus efficace. Vous épargnerez ainsi à vos plantes des arrosages excessifs, tout en soignant votre porte-monnaie. Le surcoût d’un pluviomètre électronique est d’environ 50€.
Le bon tuyau de notre expert : pensez à installer votre pluviomètre dans un endroit dégagé. Il est essentiel que la pluie puisse tomber dessus directement.

Vous voyez, ce n’est pas compliqué de faire des économies d’eau dans votre jardin en suivant nos bons tuyaux !